N’utilisons plus le terme « malpropreté » !
On entend souvent dire que le chat est un animal « propre » parce qu’il utilise spontanément une litière. Mais dès qu’il fait ses besoins en dehors du bac, il est rapidement qualifié de « malpropre ».
Ces termes, que je garde volontairement entre guillemets, sont en réalité très maladroits. Ils reflètent une vision purement humaine — et donc anthropomorphique — de la notion de propreté. C’est l’humain qui juge ce comportement comme « inapproprié », alors qu’il ne fait que projeter ses propres critères.
🐾 Se mettre à la place du chat : un exercice essentiel

Nous oublions souvent que le chat, dans un environnement naturel, choisit librement l’endroit où il élimine, ainsi que le type de substrat qui lui convient. Chez nous, c’est tout l’inverse : l’humain impose l’emplacement, la texture, la taille du bac, la fréquence de nettoyage…
Le chat, lui, doit s’adapter à tout cela. Et parfois, cette adaptation est immense.
🏠 Un quotidien qui peut devenir éprouvant
La vie en intérieur implique de nombreux ajustements :
- Cohabitation avec d’autres chats,
- Présence d’enfants en bas âge,
- Manque d’enrichissement ou d’activités,
- Accès limité ou non possible à l’extérieur,
- Nourriture peu adaptée,
- Changements dans le foyer (déménagement, nouveaux arrivants…),
- … et bien d’autres facteurs encore.
Chacun de ces éléments peut générer du stress. Et lorsque plusieurs s’accumulent, cela devient parfois trop pour le chat.

💬 Les éliminations hors litière : un message, pas une "bêtise"

Faire ses besoins en dehors du bac n’est pas une « faute », ni une provocation. C’est une manière pour le chat de communiquer son malaise, de gérer un stress ou de marquer son espace vital pour se rassurer.
Le chat a besoin de sentir ses odeurs pour apaiser son anxiété. Uriner ou déféquer dans des endroits choisis lui permet alors de retrouver un sentiment de sécurité dans un environnement qui ne lui convient pas (ou plus).
Cette réaction est parfaitement normale… mais souvent incomprise. De notre point de vue humain, elle dérange ; du point de vue du chat, elle est un signal d’alarme et un mécanisme de survie émotionnelle.
❌ Pourquoi il est injuste de parler de « malpropreté »
Utiliser ce terme revient à culpabiliser l’animal, alors qu’il ne fait que s’adapter de son mieux à ce que nous lui imposons. Parler de « malpropreté » empêche aussi de voir la vraie cause du comportement : un besoin non comblé, un inconfort, un stress, une souffrance parfois silencieuse.
🤝 Vous vivez cela avec votre chat ? Parlons-en
Si votre chat élimine hors de sa litière, ce n’est pas une fatalité — et surtout, il essaie de vous transmettre quelque chose.
N’hésitez pas à me contacter : je vous accompagnerai pour comprendre l’origine de ce comportement et rétablir une relation harmonieuse et apaisée entre vous et votre compagnon.
